Tron est l'un des rares films de science fiction des studios Disney, au même titre que Le Trou Noir, produit dans les années 1980 par RonMiller, le gendre de Walt Disney, et réalisé par StevenLisberger. Devenu mythique, le film fut un four retentissant pour Disney, qui ne retenta d'ailleurs jamais l'expérience de plonger le spectateur dans un film aussi avant-gardiste.
Il raconte l'histoire de Kevin Flynn (Jeff Bridges), l'un des meilleurs programmateurs de l'entreprise informatique Encom, qui se voit un jour débarquer par Ed Dillinger (David Warner), son ancien collègue qui lui a volé ses créations, et qui est devenu le président de la société. En essayant de pénétrer dans le système informatique, afin d'y trouver les preuves de vol, il est surpris par le MaîtreControlPrincipal, le programme de sécurité, qui le désintègre. Il se retrouve alors projeté dans un monde électronique où il est contraint de se battre contre un programme ennemi, l'alter-égo informatique de Dillinger...
Tron est sorti aux Etats-Unis le 9 juillet 1982.
L'affiche principale, d'une grande sobriété, ne laisse rien transparaître de l'atmosphère du film, hormis sont côté futuriste, laissant déjà prévaloir les codes des films de science-fiction plus récents, comme la trilogie Matrix. Seuls quelques personnages sont présents, sur un fond noir renforcé encore par les couleurs vives du rayon de lumière qui perce l'obscurité.
Tron est sorti en France le 15 décembre 1982.
Cette fois, davantage de détails sont montrés aux spectateurs. On découvre notamment le méchant de l'histoire, Dillinger, ou plutôt son homologue informatique, Sark, ainsi que la désormais culte course de voitures.
Frank and Ollie est une production peu ordinaire dans la longue filmographie de Disney. En effet, pour la première fois, un documentaire parle de deux des meilleurs animateurs des studios de Walt Disney, FrankThomas et OllieJohnston. Membre du cercle très fermé des Nine Old Men, aux côtés de Marc Davis, Milt Kahl, Ward Kimball, Wolfgang Reitherman, Eric Larson, Les Clark et John Lounsbery, Frank Thomas et Ollie Johnston furent, pendant près de 50 ans, deux des meilleurs artisans employés par Disney, à l'origine de personnages mémorables.
Le film, réalisé par TheodoreThomas, le fils de Frank, prend soin de présenter ce duo exceptionnel, par son talent, bien sûr, mais également par cette amitié hors norme qui uni depuis 70 ans les deux artistes, à tel point parfois que certains pensent que Frank and Ollie ne forment qu'une seule et même personne. A travers des interviews de leur famille (notamment leurs femmes), de leurs collègues, mais également des nouveaux artistes des studios (Glen Keane, Andy Gaskill, ...), le documentaire propose de mieux connaître les deux hommes, leur travail, leur art, leurs techniques d'animation, leur vie quotidienne...
A noter que ce film a pris récemment une touche assez particulière, avec la disparition d'Ollie Johnston, le dernier Nine Old Men, survenue le 14 avril 2008, presque 4 ans après Frank Thomas, décédé le 8 septembre 2004.
Frank and Ollie est sorti dans les sallesaméricaines le 20 octobre 1995, quelques jours après sa première projection, organisée au Festival du Film de Toronto, le 9 septembre de la même année.
L'affiche choisie pour illustrer le film est d'une grande beauté, mêlant personnages humains et personnages animés, et mélangeant crayonné et dessin colorié. Elle met évidemment en vedette les deux compères, Frank et Ollie, marchant au milieu des personnages qu'ils ont créés pendant les quelques 45 ans passés aux studios Disney. Parmi eux, des créations de Frank Thomas : le Capitaine Crochet, Pongo, Prof, La Reine de Coeur, Pinocchio, et le Clochard ; des créations d'Ollie Johnston : Perdita, Pan-Pan, OncleWaldo, MonsieurMouche, le PrinceJean, Alice, Jock et Cesar ; et puis des personnages qu'ils ont créé en commun : Mowgli, le Roi Louie, Baloo, et Pinocchio. D'une grande sobriété, malgré la présence de nombreux personnages, cette affiche possède quelque chose de spécial, renforcé par le mélange de personnages provenant de productions très différentes. Evidemment, Frank Thomas et Ollie Johnston sont des légendes de l'animation, mais l'affiche semble davantage insister sur leurs créations (mieux connues du public) que sur les deux hommes, joliment "perdus" au milieu de leurs créations. Le slogan est simple : "Their Friendship changed the face of animation", que l'on peut traduire par "Leur amitié changea la face de l'animation". La phrase peut paraître pompeuse, mais il est vrai que les deux hommes participèrent à cette révolution du cinéma d'animation entâmée par les artistes de Disney. Seul bémol, le documentaire semble oublier les autres artistes de légende des studios, notamment Marc Davis et Ward Kimball, encore vivants à l'époque de sa réalisation...
Très peu de documents promotionnels furent créés pour la sortie du film. Ci-dessous, deux clichés réservés à la presse :
Aucune sortie de ce film n'ayant été organisée en France, les fans hexagonaux durent se contenter d'une édition vidéo, d'une qualité douteuse :
Frank Thomas, son fils Theodore, réalisateur du documentaire, et OllieJohnston.
1888. Les Bower et leur "Authentique, seule et unique fanfare familiale originale" préparent la Convention démocrate pour soutenir le candidat à la Présidence des Etats-Unis, Grover Cleveland. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu lorsque la famille se rend dans le Dakota, à la demande d'un prétendant d'Alice (Lesley Ann Warren), la fille ainée. Là, Grand-Père Bower (Walter Brennan), qui soutien le démocrate Cleveland, entre en collision avec les idées républicaines de la majorité des habitants de l'Etat, qui soutient le candidat Benjamin Harrison...
Lorsque les Etats-Unis entrent dans la Seconde Guerre Mondiale, après l'attaque de Pearl Harbor du 7 décembre 1941, toutes les forces vives de la nation sont réquisitionnées. Les studios Disney ne font pas exception à la règle. Alors que certains lots des studios sont réservés au stockage de matériel, le département animation est lui aussi sollicité. Sa mission est simple : crééer des films de propagande afin de remonter le moral de la population, lui dire quoi faire pour servir la guerre, ou encore former les soldats.
Victory Through Air Power, traduit en Français sous le titre Victoire dans les Airs, s'inscrit parfaitement dans la liste des nombreux films de propagande créés par Disney pour servir l'effort de guerre américain. Réalisé par PercePearce, JackKinney, ClydeGeronimi, JamesAlgar et H.C. Potter, le film est l'adaptation pour le cinéma du livre du même titre écrit par le Major Alexander P. de Seversky. Mélange d'animation et de prises de vue réelles, le long-métrage revient tout d'abord sur l'historique de l'aviation, en retraçant son parcours, des premiers avions construits aux engins les plus modernes. Ensuite, le Major de Seversky explique le contexte de la Seconde Guerre mondiale, avant de vanter l'intérêt de l'aviation dans l'héradication de la menace nazie et japonaise...
Victoire dans les Airs sort en salle le 17 juillet 1943, aux Etats-Unis, tout d'abord, mais également dans tout le continentaméricain. Evidemment, aucune sortie n'est possible en Europe ou en Asie, qui sont à l'époque sous le joug des nazis d'une part, et des troupes japonaises de l'autre. Il est distribué par la société United Artists, et pas par la RKO Pictures, distributeur habituel des studios Disney.
La principale affiche du film (à gauche) profite d'un visuel très simple. Des centaines d'avions, de toutes sortes et de toutes tailles, volent dans un ciel bleu foncé, éclairés par des spots, dont le croisement des faisceaux forme le V du mot "Victory". Le slogan est lui aussi très simple : "There's a Thrill in the Air !", que l'on peut traduire par "Il y a un frisson dans les Airs", l'idée de frisson pouvant renvoyer à l'idée de mouvement, de sursaut, ou bien encore à l'idée de la peur de l'ennemi. A noter que les noms des deux principaux protagonistes du film sont en bonne place : Walt Disney, bien évidemment, mais également Alexander de Seversky, l'auteur du livre dont est issu le film.
Sur les autres affiches, d'autres visuels apparaissent, reprenant des images du film extraites des séquences animées, notamment la première, qui retrace l'histoire de l'aviation, mai également des séquences de bombardement. D'autres slogans apparaissent également, comme "The Most Fascinating Story Disney's Ever Told !" (L'histoire la plus fascinante jamais racontée par les studios Disney), ou bien encore "Every Vital Question you've asked since Pearl Harbor... Answered at last on the Screen !"(Toutes les questions que vous vous posiez depuis Pearl Harbor trouvent enfin une réponse sur l'écran !).
Les mêmes visuels furent utilisés pour la distribution en Amérique du Sud, notamment en Argentine : Victoria por el Dominio Aereo :
- dossierdepresse :
- photosd'exploitations reprenant des visuels de différentes séquences animées du film :
- Images promotionnelles :
- Magazine Liberty du 31 juillet 1943 :
- bandesdessinées :
Au sein même des studios Disney, un magazine fut créé pendant la guerre, et distribué aux employés. Intitulé "Dispatch from Disney's", il fut créé en 1943, pendant la production de Victoire dans les Airs.
Le 22 octobre 2003, alors que les dessins animés de propagande produits par Disney sont pour la première fois disponibles dans le DVD Walt Disney on the Front Lines, l'Academie des Arts et Techniques du cinéma américain consacre une rétrospective au Samuel Goldwyn Theater intitulée Animation At War.
1940. Walt Disney se lance dans une nouvelle expérience cinématographique : associer l'art de l'animation à la musique classique. Commençant par développer un court-métrage inspiré du conte de Goethe L'Apprenti Sorcier, mis en musique par Paul Dukas, il décide, en collaboration avec le maestro Leopold Stokowski, de poursuivre l'aventure et de créer un Concert Filmé. Fantasia est né.
Le film est composé de sept séquences, reliées entre elles par des commentaires du critique musical Deems Taylor.
Le film est introduit par la Toccata et Fugue en Ré Mineur de Jean-Sébastien Bach. Il symbolise l'abstraction de la musique, mise en image avec des formes et des couleurs variées, laissant libre-court à l'imagination du spectateur.
Le deuxième morceau s'inspire du Ballet de Casse-Noisette de Piotr Tchaïkovski. Il met en scène un ballet naturel de plantes et d'animaux, sur terre, dans les airs, et sous la mer.
Fantasia continue avec L'Apprenti Sorcier, où Mickey, dans le rôle du serviteur d'un grand magicien, s'essaye à la magie afin de faciliter son travail. Donnant la vie à son balai, afin que celui-ci remplisse l'immense chaudron à sa place, la souris se retrouve bien vite débordée par un ensorcellement qu'elle ne parvient plus à contrôler.
Le film se poursuit avec Le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky, qui permet aux artistes de Disney d'imaginer la naissance du monde, de ses premiers instants au règne des dinosaures...
Le 5ème morceau s'inspire de La Symphonie pastorale de Ludwig Van Beethoven, qui met en musique la mythologie grecque.
Basée sur la comédie, l'avant-dernière séquence est une farce dans laquelle un ballet d'hippopotames, d'autruches, d'alligators et d'éléphants remuent au son de La Danse des Heures d'Amilcare Ponchielli.
Fantasia se termine sur deux morceaux. La Nuit sur le Mont Chauve de Modeste Moussorgski raconte la naissance des esprits, contrôlés par le démon Chernabog durant une fête maléfique. L'Ave Maria de Franz Schubert tranche avec le morceau précédent, redonnant une note mystique d'espoir pour la fin du film.
Son film terminé, Walt Disney imagina tout d'abord sortir Fantasia comme un véritable concert itinérant, avec deux projections par jour, dans un nombre limité de salles à travers les Etats-Unis. Il se passa pour l'occasion des services de la RKO, son distributeur depuis 1936, pour organiser cette sortie complexe et inédite pour ses studios.
La première de Fantasia fut organisée au Broadway Theater de New York le 13 novembre 1940, là où Steamboat Willie, le premier film sonore de Mickey, avait été projeté 12 ans auparavant. A Los Angeles, le film eut les honneurs du Carthay Circle Theater. Au cours de l'année 1941, il fut également projeté à San Francisco, Boston, Philadelphie, Détroit, Chicago ou encore Washington...
Triomphant pendant des semaines sur le peu d'écrans sur lesquels il était projeté, Fantasia repris un circuit de distribution normal à partir du début de janvier 1941, date à laquelle la société RKO reprenait la main. Elle débarrassa le film de sa bande sonore stéréophonique, et l'amputa également de plusieurs minutes, la séquence inspiré de la Toccata et Fugue en Ré Mineur étant notamment totalement ôtée du montage, de même que les interventions de Deems Taylor.
Cette nouvelle version de Fantasia fut diffusée à partir du 6 janvier 1942.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Fantasia s'offre une nouvelle sortie, à partir du 1er septembre 1946.
On remarque, comme pour la sortie précédente, que l'accent est clairement mis sur le côté cartoon du film, avec Mickey en Apprenti Sorcier, l'autruche de La Danse des Heures et les champignons du Ballet de Casse-Noisette. Par contre, tout le côté sérieux semble oublié, peut-être (certainement ?) un moyen d'attiré le spectateur plus facilement. A noter la place importante de Stokowski, à l'époque immense vedette, sur la publicité.
Fantasia ressort plusieurs fois aux Etats-Unis, en 1953, février 1956, et en février 1963.
L'affiche de 1963 est peut-être celle qui illustre le mieux le film. On y retrouve le maestro Stokowski tel qu'il apparaît dans le film, avec les personnages du film gravitant autour de son orchestre. A noter que le film n'est plus distribué par la RKO, mais par les studios Disney eux-mêmes, via leur société Buena Vista Distribution.
Fantasia revient sur les écrans en décembre 1969, dans sa version stéréophonique, et s'imprime de l'ambiance de l'époque.
Les années 60 s'emparent de Fantasia et lui offre une place de choix dans la culture psychédélique. L'affiche en témoigne. On y retrouve en effet les couleurs criardes et fluos typiques du moment, avec notamment le démon Chernabog, dôté d'ailes roses, et perché sur sa montagne violette !
Devenu une oeuvre maîtresse des studios Disney, Fantasia ressort en avril 1977 puis en 1981.
La part belle est donnée à Mickey, symbole indissociable des studios Disney, et désormais du film.
Avril 1982. Fantasia revient au bout de seulement un an, avec une bande sonore réenregistrée par Irwin Kostal, et qui remplace celle de Stokowski.
Octobre 1990. Fantasia fête ses 50 ans, et s'offre une nouvelle sortie aux Etats-Unis.
Les deux icônes du film s'affichent ensemble : Mickey d'un côté, et le démon Chernabog de l'autre.
Fantasia est sorti pour la première fois en France le 6 novembre 1946. La distribution est assurée par RKO Radio Films S.A..
Le chef-d'oeuvre revient sur les écrans français le 30 août 1967. Il est alors distribué par Walt Disney Productions France.
29 septembre 1976. Nouvelle décennie, et nouvelle sortie de Fantasia en France, avec son stéréophonique.
Fantasia est diffusé pour l'avant-dernière fois le 1er octobre 1986. Comme aux Etats-Unis, la bande son a été réenregistrée et remplacée par l'orchestration d'Irwin Kostal.
20 juin 1990. Fantasia fête ses 50 ans. Le film ressort dans le monde entier, France comprise. La distribution est confiée à Warner Bros. Transatlantic.
10ème classique des studios Disney, Mélodie Cocktail (Melody Time en version originale), est un des films d'anthologie produit dans les années 1940. A l'instar de Fantasiaet La Boîte à Musique, c'est une compilation de différentes histoires, qui ont comme trait commun d'être essentiellement basée sur la musique, et qui ne comporte pas de dialogue, uniquement des chansons.
Mélodie Cocktail est divisé en 7 parties distinctes, reliées entre elles par de très courts interludes.
La première, intitulée C'est un Souvenir deDécembre(Once Upon a Wintertime), met en image l'amour de deux humains et de deux lapins, qui se retrouvent bientôt confrontés aux caprices et aux dangers de l'hiver. Elle est mise en musique avec une ballade, chantée par Marie Myriam dans la version française restaurée.
La deuxième partie, Bumble Boogie, change totalement de registre. Elle raconte les péripéties d'un petit bourdon, dont le vol est perturbé par la musique endiablée de Freddy Martin et son orchestre.
Le morceau suivant, l'un des plus célèbres, met en scène l'une des plus célèbres légendes américaines, le pionnier John Chapman, surnommé Johnny Pépin de Pomme(Johnny Appleseed en VO), qui est resté dans les mémoires pour avoir parcourut les contrées sauvages de l'ouest américain en y plantant des pommiers, qui permirent notamment de nourrir les nombreux voyageurs embarqués dans la conquête de l'Ouest de se nourrir...
La quatrième partie, racontée par les Andrews Sisters, est elle-aussi restée célèbre en dehors du classique. Il s'agit de l'histoire d'un petit remorqueur, nommé Petit Toot, qui, en tentant de s'inscrire dans la lignée de son père, provoque des catastrophes très graves dans le port, provoquant ainsi son bannissement...
Dans la 5ème séquence, à nouveau, le film change de registre, en mettant en image un poème A la Gloire d'un Arbre (Trees)
L'avant-dernier morceau, intitulé C'est la Faute de la Samba (Blame It on the Samba), s'inscrit dans la ligne droite de Saludos Amigos et Les Trois Caballeros. A nouveau, le spectateur retrouve Donald et José Carioca en Amérique du Sud, embarqué par l'Aracuan et l'orgue d'Ethel Smith dans les rythmes endiablés de la Samba.
Enfin, un nouveau héros de l'ouest américain est à l'honneur dans la dernière partie du film : PecosBill, cow-boy légendaire, qui tomba désespérément amoureux de la belle Slue Foot Sue.
Mélodie Cocktail est sorti dans les salles américaines le 27 mai 1948. La distribution, organisée par la RKO Pictures, est centrée sur une affiche qui, par de nombreux traits, ressemble beaucoup à celle de La Boîte à Musique. En effet, elle met tout d'abord clairement en avant le côté musical du film, en utilisant le symbole de la partition. Autour du titre, gravitent de nombreux personnages du film : PetitToot, le couple d'amoureux de C'est un Souvenir de Décembre, JohnnyPépindePommeet son Angegardien, ainsi que SlueFootSue. Le personnage le plus mis en valeur reste celui de PecosBill, qui occupe le haut de l'affiche et qui est finalement présenté comme le personnage le plus important du film. Ceci est certainement dû au fait qu'il est un des plus connus. Sur le dos de son cheval, lancé à toute vitesse, il semble tirer dans tous les sens, comme il le fait dans le dessin animé. A noter que l'affiche met, comme celle deLa Boîte à Musique, clairement en avant chacun des artistes qui a apporté son concours au film et qui, à l'époque, étaient de très grandes vedettes : RoyRogers, qui chante la légende de Pecos Bill, ainsi que DennisDay, l'interprète de Johnny Pépin de Pomme, les AndrewsSisters qui chantent l'histoire de Petit Toot, FrancesLangford, qui chante C'est un Souvenir de Décembre, FreddyMartin et son orchestre, EthelSmith, BuddyClark, qui joue le rôle du maître de cérémonie, ainsi que FredWaring et ses Pennsylvanians qui interprètent le poème A la Gloire d'un Arbre. Le nom des autres participants apparaissent aussi en plus petit, notamment les deux enfants acteurs LuanaPatten et BobbyDriscoll, les vedettes de Mélodie du Sud, qui écoutent la légende de Pécos Bill.
On peut remarquer que sur cette affiche principale, le personnages de Donald, pourtant immense vedette des studios Disney depuis des années, n'apparaît pas. On peut supposer que cet oubli est volontaire, car en mettant Donald ainsi que JoséCarioca sur le visuel, le spectateur aurait pu penser que le film n'était qu'une suite aux Trois Caballeros, sorti seulement quelques années auparavant.
D'autres affiches et publicités furent évidemment créées. Chacune reprenait la même logique que l'affiche, mettant clairement en valeur Pecos Bill, ainsi que Johnny Pépin de Pommeet Petit Toot.
En France, le film est sortie sous l'égide de la RKO Pictures le 28 février 1951.
A l'instar de celles de Coquin de Printemps, de Mélodie du Sudou encore de La Boîte à Musique, l'affiche est signée Boris Grinsson. Elle met clairement en évidence les personnages de Pécos Bill et Petit Toot, et dans une moindre mesure la bande sud-américaine de Donald. Chose intéressante à relever : alors que lors de sa sortie en DVD et VHS le titre du film fut francisé en "Mélodie Cocktail", lors de sa sortie en salle française, ce ne fut pas le cas. Le film est bien nommé Melody Cocktail, avec un "Y" et non une terminaison en "ie" !
Un autre document d'époque confirme ce titre :
- Argentine : Ritmo y Melodia
- Belgique : La Foire aux Chansons (1951) :
Sur la publicité belge du film, rebaptisé La Foire aux Chansons, on peut remarquer que les personnages choisis changent quelque peu. Bon, PecosBill et SlueFootSue occupent toujours une place de choix, tout comme Petit Toot. A l'inverse, Johnny Pépin de Pomme, que les Européens connaissent moins, disparaît, au profit de Donald, JoséCarioca, EthelSmith et l'Aracuan. Par ailleurs, la liste des différents artistes est considérablement réduite. La majorité ont été évidemment redoublé par d'autres acteurs francophones, et n'ont plus aucune raison de figurer sur l'affiche, et les autres ne sont certainement pas assez connus. Les seuls noms restant sont ceux de LuanaPatten et BobbyDriscoll, que les spectateurs ont découvert dans Mélodie du Sud, sorti en Belgique en décembre 1949, ainsi que ceux de EthelSmith et des AndrewsSisters.
- Suède (16 avril 1951) :
On remarque que comme sur les affiches américaines, le personnage de Pecos Bill est largement mis en avant dans les pays nordiques.
- Publicités, Etats-Unis :
- Dossier de presse pour l'exploitation en salle, Etats-Unis :
Le document publié en 1948, permet tout d'abord de voir les nombreuses autres affiches créées pour la promotion du film, ainsi que les nombreux visuels mis à la disposition de la presse. Par ailleurs, on découvre aussi les visuels des différentes photos d'exploitation, ainsi que les différents livres pour enfants mettant en vedette les héros du film.
- Photo d'exploitation, Etats-Unis :
- Photos d'exploitation, Mexique, 4 mai 1950 :
- Synopsis, Belgique :
Le document est intéressant, car on y découvre les titres francisés des différentes séquences créés à l'époque : La Chanson du Bel Hiver (C'est un Souvenir de Décembre), BoogieBourdon (BumbleBoogie), L'Ange Gardien et Johnny Appleseed (Johnny Pépin de Pomme), ou encore Arbres (A la Gloire d'un Arbre).
Les slogans proposés sont eux-aussi notables. Parmi eux, le film est notamment vendu comme "Le plus amusant que tous les autres" films de Walt Disney. L'accent est aussi mis sur les "personnages favoris" du public, alors que la majorité d'entre eux sont inédits, ...
Enfin, le document met en avant la participation des vedettes de Mélodie du Sud Luana Patten et Bobby Driscoll, ainsi que celle de la vedette de western Roy Rogers, ainsi qu'Ethel Smith, qualifiée de virtuose de l'orgue.
Comme la plupart des films d'anthologie produits par Disney dans les années 1940, chacune des différentes séquences fut ressortie de manière indépendante ou alors dans de nouvelles compilations, diffusées au cinéma et à la télévision. L'une d'entre elle, Music Land, mélangeait des séquences de La Boîte à Musique avec d'autres de Mélodie Cocktail, dont Pecos Bill (en 1954) et C'est la Faute de la Samba.
Hercule est le 35ème Grand Classique de Walt Disney. Réalisé par le duo John Musker et Ron Clements, les auteurs de La Petite Sirène, Aladdin, La Planète au Trésoret La Princesse et la Grenouille, il sort dans les salles américaines le 27 juin 1997, quelques jours après son avant-première, organisée à NewYork le 14juin. Il raconte l'histoire d'Hercule, fils de Zeus et d'Héra, qui est kidnappé par Hadès, le Dieu des Enfers, qui lorgne depuis toujours sur le Mont Olympe. Déposé sur Terre par accident, le gamin n'est plus un Dieu, mais il conserve cependant une force surhumaine. Lorsqu'il découvre ses véritables origines, Hercule n'a plus qu'une idée en tête, redevenir un Dieu. Pour cela, il reçoit l'entraînement de Philoctète, dans le but de devenir un vrai héros. Mais ses projets sont compromis lorsqu'il tombe amoureux de la pétillante Mégara, qui se trouve être une des "esclaves" d'Hadès...
La campagne publicitaire d'Hercule commença des mois avant la sortie du film, par une série d'affiches plutôt nombreuses.
La première est comme percée par un éclair en relief. Elle annonce le titre du futur projet, sa date (1997), avec un petit "gag" qui consiste à rayer la date écrite en chiffres romains, afin de la transcrire en chiffres arabes, plus compréhensibles ! Les affiches suivantes sont presque identiques, à trois exceptions près. L'éclair a perdu son effet 3-D, le fond blanc a laissé place à des couleurs plutôt vives. Et surtout, la sortie du film semble se préciser, puisque désormais, il est indiqué que le film "débarque" sur les écrans à l'été 1997. La même idée d'écrire la date en chiffres romains, puis de les rayer pour les remplacer par des chiffres arabes a été gardée. Sur toutes ces affiches, le mystère est total. L'éclair laisse déjà entrevoir le style du film, très rectiligne. Mais hormis cela, rien ne filtre sur ce que sera ce film qui succède au Bossu de Notre Dame pour les vacances d'été des petits Américains. Aucun personnage, aucun lieu, aucune info. Rien. Ces affiches ne montrent rien, et ne font qu'annoncer la sortie prochaine, dans quelques mois, du nouveau dessin animé des studios Walt Disney Pictures.
La France, elle-aussi, eut le droit à son affiche préventive.
Cette fois, le mystère est moins grand, mais le côté "on ne vous rien" est quand même gardé. Pas d'éclair perçant l'affiche. A la place, le document donne l'impression que le héros soulève l'affiche bleue, pour révéler quelques images. Le spectateur français n'en apprend cependant pas beaucoup plus. Seules les jambes du héros sont visibles, révélant le style graphique du film de manière plus prononcée que les publicités américaines. On aperçoit un morceau de décor, à savoir celui du marché où se rendent Hercule adolescent et son père, Amphytrion, au début du film. Le mystère est encore total, même s'il est moins grand que celui entretenu par la campagne américaine. Cela s'explique notamment par le fait que lorsque cette affiche est placardée sur les murs français, le dessin animé est déjà sorti outre-Atlantique, et que quiconque souhaite voir à quoi il ressemble peut le faire, désormais, ce qui n'était pas le cas avant la sortie américaine. A noter que là-encore, la date est floue. la seule indication est Noël1997, soit la période de sortie habituelle des grands dessins animés de Walt Disney depuis la fin des années 1980...
Quelques semaines avant la sortieaméricaine du film, Hercule s'affiche enfin.
Les affiches préventines étaient "vides". Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'affiche "réelle" du film, de son côté, est très remplie. 20 personnages sont en effet mis en avant. L'affiche est divisée en troisparties bien distinctes. Tout d'abord, au centre, le monde des mortels, avec au milieu, le héros de l'histoire, le beau Hercule, qui porte à lui seul le film (ou du moins son titre !), entouré de Mégara et Philoctète à gauche, et de Pégase à droite. La ville de Thèbes, où se déroule une bonne partie de l'histoire, apparaît en arrière plan. La partie supérieure de l'affiche, quant à elle, nous montre l'Olympe des Dieux, avec à droite la scène d'ouverture du film, dans laquelle on aperçoit Zeus et Héra, heureux parents du bébé Hercule, à qui ils ont offert un petit cheval volant, Pégase. D'autres dieux complètent l'affiche, à savoir Hermès, le messager, et les cinqMuses. Enfin, la partie inférieure nous montre les profondeurs de l'Enfer. Là, on peut voir Hadès, le seigneur des lieux, dans une humeur disons "fumante". Il est entouré de certains de ses serviteurs : les Moires, à droite, l'Hydre, au centre, et Nessus, le centaure, à droite. Seuls Peine et Panique, les deux sbires d'Hadès, sont perdus entre les mondes. En effet, ils pendent bêtement du titre, avec une certaine frayeur. De quoi ont-ils peur ? Du héros fort et courageux ou de leur maître qui est de très mauvaise humeur. Certainement les deux ! Les crédits, très discrets, complètent le bas document.
Hercule a également eut l'honneur d'être en tête d'affiche au El Capitan Theatre du 25 juin au 17 août 1997. Propriété de la société Pacific Theatres Circuit depuis les années 1980, ce cinéma était devenu en 1989 l'une des salles choisies par les studios Disney pour la promotion de ses films au cours d'avant premières extraordinaires et de séances spéciales.
Cette affiche du El Capitan Theatre reprend le visuel de l'affiche nationale, avec quelques petites modifications. Le titre, tout d'abord, et son logo, ont changé, pour laisser place au nom de la salle mythique dans laquelle le film s'est joué pendant un "été spectaculaire" ("summer spectacular"). Du coup, le personnage d'Hercule prend moins de place, alors que Philoctète, au départ à gauche, se retrouve à droite.
Hercule sort en France le 26 novembre 1997. A l'instar de l'Allemagne, et à l'inverse de nombreux autres pays du monde, l'Hexagone eut droit à une affiche inédite.
Le découpage de l'affiche originale disparaît totalement. En effet, sur l'affiche française, pas d'Olympe des Dieux... Par ailleurs, seuls six personnages furent maintenus sur la publicité. Hercule, évidemment, est au centre. Il ne porte plus le titre, et semble un peu plus dynamique, en brandissant son épée, cape au vent. A sa droite, Philoctète, son entraîneur, qui semble explosé de bonheur, une coupe à la main. A sa gauche, on retrouve Mégara. Alors que l'affiche originale la présentait, comme dans le film, comme une jeune femme sûre d'elle, pointant le héros, une main sur la hanche, l'affiche française semble la montrer comme une espèce de groupie, fan du héros, qu'elle regarde, serrant ses mains. Le choix du dessin est des plus étranges quand on sait que dans le dessin animé, son comportement n'est pas celui d'une hystérique fanatique, mais plutôt celui d'une femme froide et quelque peu méprisante (du moins au départ) envers le héros. Hadès et ses sbires complètent le document. Peine et Panique sont toujours autant appeurés par leur maitre qui, de son côté, arbore un grand sourire, semble même heureux, alors que les flammes surgissent de toute part. Là-encore, étrange présentation. Dans le film, les flammes surgissent quand Hadès est en colère, et pas l'inverse... A noter que les flammes semblent plus vives du côté de Mégara que du côté de Phil et Hercule. Est-ce volontaire, pour montrer que Meg est sous les ordres du Dieu des Enfers, ou est-ce un hasard ?... Mystère... Sur la publicité, en bas à droite, apparaît le logo du distributeur français des films de Walt Disney de l'époque, Gaumont Buena Vista International.
Le film est évidemment sorti dans le mondeentier. La plupart des pays ont utilisé le visuel américain. Rares sont les pays qui ont eu, comme la France et l'Allemagne, leur propre affiche.
Cette affiche, Allemande, donc, montre un Hercule qui semble briser le document. De la faille, sortent donc le héros, qui porte le titre d'une main (il s'agit en fait du Hercule de l'affiche originale, sauf qu'étant donné qu'une de ses mains n'est pas visible, il porte le titre avec celle apparente), Hadès, qui étrangle Panique, l'Hydre, Pégase, Phil et Mégara. Plusieurs choses font que cette affiche, somme toute très jolie, semble étrange. Tout d'abord, les personnages sont agencés d'une manière confuse. Le plus étrange se trouve au niveau de Hadès... Seule une partie du personnage apparaît. De sa main gauche, il attrape Panique... Où se trouve donc Peine ?... Certainement dans l'autre main du Seigneur des Enfers, invisible ici... De plus, Mégara semble presque allongée, et on a l'impression qu'elle pose ses pieds sur le dos de Phil... La présentation de l'Hydre est elle-aussi maladroite... Et que dire de ces félures. Qu'est-ce qui est cassé, sur cette affiche, théoriquement en papier ?... A moins de coller l'affiche sur un mur bleu, afin de donner l'impression qu'Hercule le détruit, tout ceci semble confus...
Les affiches des autres pays :
- Grande-Bretagne (10 octobre 1997) :
- Danemark (14 novembre 1997) :
- Grèce :
- Israël :
- Australie et Nouvelle Zélande (11 septembre 1997) :
- Photos d'exploitation, Etats-Unis :
- Clichés pour la presse, Etats-Unis :
- Bannières, Etats-Unis :
- Dossiers de presse, Etats-Unis :
- Photos d'exploitation, France :
- Dossier de presse, France :
- Synopsis, Espagne :
- Dossier de presse bande originale, Etats-Unis :
- Programme, Japon :
- Publicités sorties vidéo, Etats-Unis, France, Israël :
Depuis quelques années, chaque sortie de Grands Classiques de Walt Disney s'accompagne d'une vente aux enchères de celluloids et de statues créés pendant la production. Organisée chez Sotheby's, à NewYork, la vente "The Art of Disney's Hercules", qui comportait 125 oeuvres d'art extraites du film, eut lieu le 20 juin 1998, à 10h15 précises.
A gauche : Une du Journal de Mickey N° 2371 daté du 26 novembre 1997. Créée pour la sortie française du film, elle reprend une partie du visuel de l'affiche américaine. A droite : Le Journal de Mickey N°2410 du 26 août 1998 offre lui-aussi sa Une à Hercule, mais cette fois pour sa sortie en VHS.
Hercule fit également la Une du magazine CineFantastique Volume 28 N°12, daté de juin 1997. A l'intérieur, un article d'une dizaine de pages, rédigé par MikeLyons, revenant sur les différentes étapes de création du film.
Hercule profita également d'une immense campagne publicitaire, mettant le film "à toutes les sauces". Ci-dessous, quelques exemples de publicités :
L'acteur TateDonovan, qui prête sa voix à Hercule dans la version originale, posant avec l'un des modèles 3-D du personne.
L'acteur JamesWoods, la voix originale du seigneur des Enfers, Hadès, en séance d'enregistrement.
L'animateur en chef du personnage d'Hercule, AndreasDeja.
A gauche : L'animateur en chef de Hadès, NikRanieri. A droite : L'animateur en chef de Philoctète, EricGoldberg.
Réalisé par Bruce Hendricks, sur le même modèle qu'Hannah Montana et Miley Cyrus - Le Concert Evénement 3-D du même cinéaste, Jonas Brothers - Le Concert Evénement 3-D (Jonas Brothers - The 3-D Concert Experience) reprend sur grand écran la tournée "Jonas Brothers Burning Up" organisée en 2008. Mêlant coulisses et scènes, il plonge le public au coeur de l'événement grâce à l'effet 3-D.
Jonas Brothers - Le Concert Evénement 3-D est sorti dans les sallesaméricaines le 27 février 2009, quelques jours après la grande Première organisée au El Capitan Theatre de Los Angeles.
Jonas Brothers - Le Concert Evénement 3-D est sorti dans les sallesfrançaises le 17juin2009.
Jeune chimpanzé de trois ans, Oscar est séparé des siens. Seul, il trouve refuge auprès d'une femelle de son espèce, qui le prend sous son aile comme son propre fils.
Réalisé par Alastair Fothergill et Mark Linfield, Chimpanzés (Chimpanzee) est une production du label français Disney Nature, créé à l'initiative de Jean-François Camilleri en 2008. Dans la grande tradition de la série des True-Life Adventures, que Walt Disney avait lancée dans les années 1950, il est destiné à sensibiliser le public sur les questions environnementales. Raconté par Tim Allen dans la version originale, le film sort en première mondiale sur les écrans américains le Jour de la Terre, le 22 avril 2012.
La Ferme se Rebelle(Home on the Range) est le 45ème Grand Classique des studios Disney. Réalisé par Will Finn et JohnSanford, l'histoire prend place au coeur de l'Ouest américain. Les héroïnes ne sont autres que trois vaches : Maggie, MissCaloway, et Grace. Elles mènent une vie paisible dans "Le Petit Coin de Paradis", au milieu d'autres animaux. Mais les temps sont durs pour Pearl, la propriétaire de la ferme, que la banque menace de saisir... Afin de sauver leur maison, les trois vaches se mettent alors en tête de réunir l'argent nécessaire pour payer l'hypothèque. Pour cela, elles prévoient de capturer le plus grand brigand de la région, l'infâme AlamedaSlim, et ainsi toucher l'argent de la récompense...
La Ferme se Rebelle est sortie dans les sallesaméricaines le 2 avril 2004. A l'époque, les studios Disney le vendent comme leur dernier film en animation traditionnel, avant le passage à la 3-D. L'affiche, créée pour l'occasion, reprend l'ensemble des personnages du film, placés au centre d'un décor simple, d'un jaune éclatant, uniquement suggéré par les ombres des pitons rocheux typiques du désert américain, mises en avant par un soleil perçant. Le côté western est par ailleurs renforcé par la présence des deux cornes, qui semblent déchirer l'affiche. Au centre du visuel, évidemment, les trois héroïnes de l'histoire, Maggie, entourée de Grace à gauche et MissCaloway à droite. Autour d'elles, les autres animaux du film : à gauche, se trouvent le cheval vantard Buck, le bouc bouguon Jeb, les trois petits cochons, et la poule hystérique Audrey, et à droite, le lapin malchanceux LuckyJack, et le chien du shérif Rusty.
On peut remarquer que le film est vendu par deux slogans. Le premier, énorme, et plus gros que le titre lui-même, "Bust a Moo", joue sur les nombreux sens du mot "Bust", qui veut dire "casser", "éclater", mais également "pincerquelqu'un", "attraper", associé au mot "Moo", qui veut tout simplement dire "meuglement". La traduction en Français est difficile. Le slogan joue sur l'idée que ce sont des vaches (symboliser par le "Moo"), qui vont pincer/éclater (au sens battre) le voleur Alameda Slim pour sauver leur ferme...
Le deuxième argument de vente du film est son compositeur, AlanMenken. En effet, bien que son nom n'apparaisse pas sur le document, il est clairement fait référence au compositeur oscarisé deLa Belle et la Bête, Aladdin, Pocahontas, et de La Petite Sirène. L'affiche tente donc d'attirer le public en lui disant que la bande originale de La Ferme se Rebelle est de la même qualité que celles des deux films cités, qui remportèrent un immense succès. Par ailleurs, cela faisait quelques années que les chansons étaient presque absentes des grands classiques de Disney, et que les héros ne chantaient plus. En effet, depuis la fin des années 1990, avec des film comme Tarzanou Atlantide l'Empire Perdu, en passant par Dinosaure, Lilo et Stitch, La Planète au Trésor, ou Frère des Ours, les bandes originales ne comptaient presque plus de numéros chantés. La Ferme se Rebelle fut donc vendue comme un retour aux sources, avec de toutes nouvelles chansons du compositeur Alan Menken, l'auteur de tous les grands succès de la fin des années 1980 et de la première moitié des années 1990.
D'autres visuels furent créés pour la promotion du film, chacun reprenant les personnages principaux du film.
La publicité ci-dessus met en vedette le grand méchant du film, le voleur de bétail AlamedaSlim - adepte du yoddling, qu'il utilise comme une arme pour hypnotiser les bestiaux - qui semble sortir de l'affiche déchirée. Le slogan de l'affiche est clair : Alameda Slim est un "voleur de boeufs" ("Beef Thief"), avec évidemment la rime, qui rend l'accroche amusante.
En France, La Ferme se Rebelle est distribuée par Buena Vista Pictures Distribution, et est sortie dans les salles le 28 juillet 2004.
L'affiche est identique à celle éditée aux Etats-Unis, à l'exception cependant du décor. Alors que le visuel américain, très jaune, ne reprenait pas clairement un décor, l'affiche française place clairement le cadre du film. Le désert, ainsi que les plateaux rocheux sont plus clairement identifiables, et le soleil semble moins perçant. Le slogan est bien entendu différent... Reprenant les cris des différents animaux, il tente de faire passer, par le semblant de traduction noté en-dessous, la colère qui les anime, coincidant ainsi avec le titre français du film, La Ferme se Rebelle, qui ne reprend pas, en fait l'idée du titre original. En effet, ici, on a l'impression que ce sont tous les animaux de la ferme qui vont réagir, ce qui n'est pas le cas du tout.
Ci-dessous, quelques visuels du dossier de presse français :
Coquin de Printemps (Fun and Fancy Free, dans la version originale) est le 9ème Classique des studios de Walt Disney. Après Fantasia, SaludosAmigos, Les Trois Caballeros, et La Boîte à Musique, ce dessin animé est le cinquième film d'anthologie produit par Walt Disney pendant les années 1940. Les films d'antholologie, parfois appelés films composites, sont en fait des longs-métrages, notamment produits pendant la Seconde Guerre mondiale, qui contiennent plusieurs séquences indépendantes les unes des autres, souvent reliées entre elles par de petits interludes.
Coquin de Printemps contient deuxséquences. La première est racontée par DinahShore et s'inspire d'un récit original de Sinclair Lewis. Elle raconte l'histore de Bongo, petit ours de cirque qui, un jour, se retrouve au coeur de la forêt sauvage. Terrifié par cet univers qu'il ne connaît pas, c'est pourtant là qu'il va, pour la première fois, rencontrer l'amour, en la personnage de Lulubelle, une jolie ourse. C'est là, également, qu'il va devoir affronter un rival de taille, un gros et affreux grizzly, nommé Lumpjaw...
La seconde séquence, la plus connue des deux, est racontée par EdgarBergen, accompagné de ses célèbres marionnettes MortimerSnerd et CharlieMcCarthy, ainsi que de la jeune actrice LuanaPatten, vedette entre autres de Mélodie du Sud, sorti l'année précédente. Elle met en scène les trois vedettes phare des studios Disney, Mickey, Donald et Dingo, dans une nouvelle adaptation du conte Jack et le Haricot Géant, renommé pour l'occasion Mickey et le Haricot magique. Dans cette histoire, nos héros incarnent trois paysans misérables, vivant dans une vallée autrefois heureuse et prospère, mais qui, depuis la disparition de la Harpemagique, était devenue inhospitalière. Un jour, ils se retrouvent en possession de haricots magiques, qui donnent naissance, pendant la nuit, à un énorme plan, suffisamment haut pour mener dans le royaume du géant Willie, situé au coeur des nuages. C'est là que les trois compagnons tenteront de délivrer la Harpe d'or magique, retenue captive par le géant..
Le film est introduit par un des personnages les plus célèbres des studios de Walt Disney, JiminyCricket, tout droit sorti de Pinocchio. C'est lui qui fait le lien entre ces deux histoires.
Coquin de Printemps est sorti le 27 septembre 1947 aux Etats-Unis. Comme les films précédents, la société RKO Pictures s'occupe à l'époque de la promotion de ce nouveau long-métrage.
L'affiche du film reprend l'ensemble des personnages principaux, réunis autour du titre, comme inscrit au coeur d'une grosse caisse, sur laquelle Mickey semble frapper avec ses maillets. Autour du titre, sont inscrits les noms des trois principales vedettes ayant participé au projet, et dont la renommée est telle qu'elle est l'un des instruments privilégiés de la promotion du film. WaltDisney, évidemment, dont le nom est désormais une garantie de qualité indiscutable et qui ici prête sa voix à la célèbre souris pour une des dernière fois, mais également DinahShore, l'une des plus grande chanteuse américaine des années 1940-50, et EdgarBergen, le célèbre ventriloque. A noter que ce-dernier apparaît sur l'affiche en train de siropter un verre avec ses deux marionnettes vedettes, MortimerSnerd (à gauche) et CharlieMcCarthy (à droite). On peut remarquer que le slogan du film insiste bien sur le fait que le dessin animé est un nouveau long-métrage (full-length feature), mais ne mentionne aucunement le fait qu'il s'agisse en fait de deux séquences complètement indépendantes.
D'autres visuels furent également créés, et publiés dans les plus grands magazines de l'époque.
Le visuel de gauche met également en scène les principaux personnages du film, répartis autour du titre, avec en-dessous d'eux, quelques lignes de présentation. Le slogan du film s'oriente d'ailleurs vers la multitude de personnages, réunis dans ce dessin animé qualifié de "long-métrage hilarant" ("one hilarious full-lengh picture"). A noter que les noms de Dinah Shore et Edgar Bergen sont encore en bonne place dans la promotion. Dernière chose, l'affiche met également en avant 4 chansons extraites de la bande originale.
Sur le visuel de droite, là-encore, les personnages principaux apparaissent, avec un agencement toujours aussi étrange autour du titre qui n'est plus, cette fois, noté devant une grosse caisse. L'agencement est étrange, en particulier pour Mickey, Donald et Mortimer Snerd, situés en bas à gauche. En effet, la publicité donne l'illusion que le canard hurle sur la marionnette, alors que Mickey semble lui faire signe de se calmer. Etrange, car les personnages ne se croisent jamais dans ce film et n'ont aucune relation de ce genre. A noter qu'Edgar Bergen et sa marionnette vedette Charlie McCarthy ont toujours une bonne place. Le personnage de Dingo apparait à haut à droite, en train de jouer de la contrebasse. Là-encore, c'est étrange, car le personnage ne joue pas d'instrument dans le film. Seulement une allusion un peu bancale au fait que Coquin de Printemps est un film musical rempli de chansons. Pour la première fois, le nom de la jeune actrice Luana Patten est inscrit sur l'affiche, en tout petits caractères, en-dessous du nom de la chanteuse Dinah Shore. Enfin, le film est encore vendu comme un long-métrage à part entière, et pas comme une combinaison de deux séquences.
Les affiches et publicités étaient accompagnées de photos d'exploitation pour les salles de cinéma, mais également pour les magazines :
Voilà trois photos d'exploitation publiées en 1947 et affichées dans les cinéma. Chacune d'elles reprend des visuels extraits de Mickey et le Haricot magique, la seconde séquence du film. D'autres ont certainement été réalisées avec des images de Bongo. On remarque que même si ce sont des images extraites du film, elles n'en reprennent cependant pas les couleurs. Cela est bien visible au niveau des costumes des personnages.
La première reprend une scène du début de la séquence, lorsque Mickey et Donald, animés par FredMoore et WolfgangReitherman, qui tentent de maîtriser Donald, animé par WardKimball, qui, pris de folie, tente de tuer la vache qu'ils possèdent.
La deuxième, cette fois, montre une image extraite de la deuxième moitié de la séquence, lors Mickey est confronté pour la première fois au géant Willie, animé par JohnLounsbery.
La troisième montre Donald et Dingo, dissimulés dans une salière et une poivrière, au moment où Mickey s'apprête à écraser Willie le géant, à qui il a demandé de se transformer en mouche.
A noter que sur chacune des photos d'exploitations, les noms des artistes figurent toujours en bonne place.
Le visuel ci-dessus reprend la même image que la deuxième photo d'exploitation, destinée à la presse.
Coquin de Printemps sort dans les salles françaises le 29 mars 1950, presque trois ans après la sortie américaine.
Comme pour les Etats-Unis, la filiale française de la RKO s'occupe de la distribution. Ce visuel, différent de celui publié outre-Atlantique, fut créé par BorisGrinsson, l'auteur de l'affiche française de La Boîte à Musique. Comme pour la publicité américaine, le document est assez "étrange", finalement. Les deux séquences, pourtant indépendantes, semblent liées, et il n'est nulle part mention du fait que le film est finalement une compilation. Alors que Bongo se prélasse en bas à droite, les trois héros de Mickey et le haricot magique, Mickey, Donald et Dingo, semblent lorgner la belle Lulubelle, placée au centre du document... On peut remarquer que le nom des deux conteurs sont là-aussi bien placée sur l'affiche. Tout d'abord, EdgarBergen qui n'apparaît ici pas via une photo. Ensuite, GermaineSablon, actrice et surtout chanteuse, qui raconte l'histoire de Bongo en Français, en lieu et place de Dinah Shore dans la version originale.
Le film sortit à la même époque en Belgique. Voilà quelques visuels du synopsis édité à cette occasion.
Le document est intéressant, notamment parce qu'il donne les titres des chansons en Français, qui sont différents des titres enregistrés lors du redoublage du film, en 1998. Par exemple, "Tiens, Voilà le Printemps" était à l'époque titré "Ciel, quel heureux jour", et la chanson de Willie, "Fe-Fi-Fo-Fum", était titrée "Comme vous voudrez...". A noter que le synopsis insiste sur le fait que c'est Walt Disney qui prête sa voix à Mickey.
- Italie : Bongo e i Tre Avventurieri (22 février 1952).
Cette fois, le titre, Bongo e I Tre Avventurieri, indique clairement qu'il s'agit de deux histoires indépendantes : celle de Bongo d'une côté, et celle du haricot magique de l'autre. Le visuel reprend les principaux héros des deux histoires, dont les noms italiens, Topolino (Mickey), Paperino (Donald), Pippo (Dingo) et Bongo apparaissent sous le titre.
Le film est également sorti au Mexique le 16 décembre 1948. Voilà une des photos d'exploitation de la campagne publicitaire organisée par la RKO dans ce pays, qui reprend un visuel de la séquence avec Bongo. On peut y lire les noms mexicains des principaux personnages : RatonMiguelito (Mickey Mouse), ElPatoDonald (Donald), Tribilin (Dingo), ElGrillito (Jiminy Cricket), Bongo, Lulubel (Lulubelle), et ElGiganteMemo (Lumpjaw).
Coquin de Printemps fut édité en vidéo aux Etats-Unis pour une durée limitée à partir du 15 juillet 1997, année de son cinquantièmeanniversaire, dans une version entièrement restaurée. Les deux séquences du film avaient déjà été diffusées, mais séparément, dans la collection des Mini-Classiques. Cette fois, la nouvelle vidéo proposait de découvrir le film en entier.
Le visuel de la VHS, repris ici sur cette affiche, mettait l'accent sur la seconde séquence, la plus connue, laissant ainsi dans l'ombre le morceau avec l'ours Bongo. A noter que pour lasortiefrançaise, organisée au printemps1998, un nouveau doublage fut effectué, dans lequel RogerCarel reprenait les rôles de Jiminy Cricket, d'Edgar Bergen et de ses marionnettes, Jean-FrançoisKopf le rôle de Mickey, SylvainCaruso le rôle de Donald, GérardRinaldi le rôle de Dingo, ou encore BénédicteLecroart le rôle de la Harpe Enchantée. L'histoire de Bongo était racontée par MarieRuggieri...
Pour la sortie en DVD, un nouveau visuel fut créé, reprenant lui-aussi l'image du haricot magique géant, sur lequel évoluent Mickey, Jiminy Cricket, et plus surprenant, Bongo, qui semble descendre du haut du pied avec son monocycle.
- clichés presse, diffusion télévisée :
Plusieurs photos de production furent réalisées afin de promouvoir le film. En voici quelques exemples :
Les premières montraient les acteurs du film, EdgarBergen et LuanaPatten, ainsi que les deux marionnettes MortimerSnerd et CharlieMcCarthy, dans différents décors.
D'autres montraient les principaux acteurs prêtant leur voix aux personnages : CliffEdwards, la voix de Jiminy Cricket, DinahShore, la narratrice de la séquence de Bongo, mais également WaltDisney, qui joue Mickey, et ClarenceNash, qui interprête Donald.
D'autres montraient les artistes au travail. Ci-dessus, l'animateur WolfgangReitherman, l'animateur en chef de Dingo qui dessine ici le personnage de Mickey, ainsi que John Lounsbery, animateur de Willie.
Enfin, des montages spéciaux furent créés afin de réunir, comme dans le film, les personnages animés et les acteurs. Certains de ces montages apparaissent d'ailleurs notamment sur le synopsis belge, dont des photos sont présentées plus haut.
Pour terminer, quelques images de devantures de cinéma, aménagées spécialement pour la sortie du film :
Milo est un jeune garçon de 9 ans qui rêve de passer des vacances d'été idylliques. Mais en l'absence de son père, parti en voyage d'affaires, sa mère entend bien faire respecter les règles : sortir les poubelles, manger ses broccolis, ... Refusant de s'y plier, Milo se dispute avec elle. Envoyé au lit avant l'heure, il se prend à rêver qu'il n'a pas de mère. Mais lorsque celle-ci est enlevée par des martiens, il décide de se porter à son secours. Parvenant à se glisser dans le vaisseau, il arrive bientôt sur Mars...
Milo sur Mars (Mars Needs Moms) est le deuxième long-métrage en Motion Capture de la société Imagemovers Digital, créée par Robert Zemeckis, et dont la technologie a déjà été utilisée avec Le Drôle de Noël de Scrooge. Réalisé par Simon Wells, le film est l'adaptation sur grand écran de l'oeuvre de Berkeley Breathed. Il est sorti dans les salles américaines le 11 mars 2011.
L'affiche principale du film fut la 1ère révélée sur la toile. S'inscrivant dans les canons du genre, le visuel n'est pas sans rappeler un autre film de martiens, Rencontre du Troisième Type de Steven Spielberg.
D'autres affiches reprennent les personnages principaux du film, révélant le style si particulier du film...
Milo sur Mars est prévu en France pour le 6 juillet 2011. Mais vu le four du film aux Etats-Unis, cette sortie a été annulée. Malgré tout, les affiches étaient prêtes...
Le film sort finalement directement en DVD le 7 décembre 2011.
La Boîte à Musique est le 8ème classique de Walt Disney. Souvent méconnu, ce film est une compilation de séquences d'animation associées à différents morceaux musicaux, sur le même modèle que Fantasia. Composé de 10 pièces d'animation, le film est sorti sur les écrans américains le 15 août 1946, quelques semaines après son avant-première organisée à New York le 20 avril de la même année.
Voici l'afficheoriginale du film, créée en 1946 par la société de distribution RKO Pictures. Finalement très pauvre, comparée au contenu même du film, elle met plus l'accent sur les vedettes de l'époque qui ont participé à sa réalisation qu'aux personnages eux-mêmes. En effet, aucun des personnages vedettes du film n'apparaît ici.
D'autres affiches ont également été éditées à l'époque, qui cette fois, mettent davantage en valeur les personnages de chacune des séquences. Il est étonnant de contater qu'un film si peu populaire ait profité d'une telle campagne marketting. A croire que les studios Disney, conscient de la faiblesse du film, comparé à leurs autres oeuvres précédentes, ont tout misé sur un martellement publicitaire...
Disney misa également sur un grand nombre de photos d'exploitation, reprenant certaines des meilleures séquences du film.
La première photo reprend une image de la première séquence du film, The Martins and the Coys (Les Martin et les Blaise, dans la version française). Cette histoire, chantée par les King's Men, raconte la rivalité mortelle entre deux familles de paysans américains, qui s'entretuent. Les deux seuls survivants sont Grace Martin et Henry Coys, qui tombent désespérément amoureux l'un de l'autre, pour le grand damne de leurs parents, qui les regardent du ciel. Mais la rivalité reprend rapidement le dessus, et les deux époux reprennent les échaufourrées de leurs ancêtres... A noter que cette séquence, à l'époque utilisée pour la promotion du film, a depuis subit les blâmes des puristes. Elle a tout bonnement été censurée de la version dvd du film...
La deuxième photo s'inspire de la troisième séquence du film, intitulée All the Cats Join it. A noter que la deuxième séquence, Blue Bayou, a été "zappée" de la campagne publicitaire. All the Cats join it raconte l'histoire d'adolescents américains qui se retrouvent dans un bar pour danser frénétiquement au rythme de la musique endiablée de Benny Goodman et son orchestre.
La quatrième séquence du film, A Ballad in Blue, chantée par Andy Russell, ne fait pas non plus partie de la campagne publicitaire du film. Par contre, le personnage de la séquence suivante, Casey, fut très utilisé. Vedette du morceau Casey at the Bat, conté par Jerry Colonna, Casey est un joueur de baseball très célèbre et très redouté de ses adversaires, pédant et menaçant, qui finalement, se voit infligé la pire défaire de sa carrière désormais brisée. Casey at the Bat fut une des séquences les plus populaires du film, car elle s'inscrit bien dans la lignée des courts-métrages de Disney, à l'inverse des autres séquences déjà citées. Le personnage de Casey fut donc mis au centre des affiches, à l'exception cependant de la première postée ici.
TwoSilhouettes, morceau suivant, n'apparaît pas non plus sur les affiches. Il faut dire qu'à l'instar des deux autres séquences omises, la séquence ne se prête pas à une campagne marketting. Par contre, tout comme Casey, la séquence suivante fut elle-aussi au centre des publicités. Il s'agit de Pierre et le Loup, d'après l'oeuvre de Sergueï Prokofiev. L'Histoire, racontée par SterlingHolloway, est celle d'un petit garçon qui, défiant les ordres de son grand-père, part à la recherche du loup. Cette séquence, tout comme Casey at the Bat, connut après la sortie du film un immense succès, au point de ressortir de manière indépendante sur les écrans américains de cinéma et de télévision. C'est une, si ce n'est la seule, séquence bien connue, encore aujourd'hui, en France.
After you've Gone raconte l'histoire d'instruments de musique qui prennent vie, et qui se poursuivent les uns les autres, au rythme de la musique entrainant de Benny Goodman et de son orchestre. Cette séquence servit de point centrale à la promotion de tout le film. En effet, les touches de piano apparaissent sur toutes les affiches, tout comme la clarinette.
La séquence suivante est une ballade racontant l'histoire de deux chapeaux amoureux, Johnny Fedora & Alice Bluebonnet. Interprétée par les AndrewsSisters, la chanson titre est la petite touche d'amour et d'humour du film. A noter que l'image utilisée pour la promotion du film révèle immédiatement la fin de l'histoire. C'est la seule image de toute la campagne qui donne l'air d'être une peinture, et non pas un cartoon.
La dernière séquence, sorte d'apothéose du film, raconte l'histoire de Willie, La Baleine qui voulait chanter au MET. Dans ce morceau, le chanteur lyrique NelsonEddy interprète tous les rôles, notamment le rôle titre, à savoir celui de la baleine qui, dôté d'un don extraordinaire qui lui permet de chanter de l'opéra, rêve de se produire un jour sur les planches d'une salle de concert. Mais, de manière tragique, à cause d'un malentendu dramatique, elle est tuée par l'impressario Tetti Tatti, qui pensait que le cétacé avait avalé des chanteurs humains. Pour une séquence aussi réussi, et tant apprécié du public, on peut se demander pourquoi elle ne fut pas plus utilisée dans les campagnes publicitaires. En effet, la baleine n'apparaît sur presque aucune affiche...
- Clichés pour la presse, Etats-Unis :
- Dossier de presse, Etats-Unis, 1946 :
- Publicité, Etats-Unis :
- Programme, Yougoslavie, 1952 :
- Rapport annuel Walt Disney Productions, année 1945 :
- Livret de musique, 1946 :
Présenté au premier Festival de Cannes en septembre1946, où il remporta le premier Grand Prix du Dessin Animé, La Boîte à Musique est sortie sur les écrans français le 14 septembre 1949, en exclusivité dans quatre cinémas parisiens : Le Blazac, L'Heider, la Scala et la Vivienne. L'affiche, comme l'atteste la signature partiellement visible à droite de la tête du jeune garçon, fut créée par BorisGrinsson, célèbre pour avoir illustré les sorties de nombreux films prestigieux, parmis lesquels Les Oiseaux et Psychose d'Alfred Hitchcock, Le facteur sonne toujours deux fois, ou encore Gilda. A noter que pour Disney, il réalisa également le visuel des premières affiches de Cendrillonet Alice au Pays des Merveilles. La publicité qu'il a créé pour la sortie français de La Boîte à Musiquereprend les visuels de la sortie américaine, avec cependant quelques petites différences. Tout d'abord, Willie la baleine est davantage mis en valeur, tout comme Pierre et le Loup. A noter que les noms des célébrités américaines ont évidemment disparu, à l'exception de Nelson Eddy et Benny Goodman. A la place des autres noms, apparaissent les participants célèbres du film, dont Edith Piaf et les Compagnons de la chanson, qui sont déjà, à l'époque, des vedettes internationales.
La campagne publicitaire belge, également lancée par la RKOPictures, a pris un ton totalement différent de la campagne américaine et française. En effet, alors que les Américains ont axé leurs affiches sur le côté prestigieux du casting, "oubliant" quelque peu les personnages, en Belgique ce ne fut pas vraiment le cas, bien que les noms de Nelson Eddy ou encore de Benny Goodman y apparaissent cependant. La Belgique a davantage misé sur les personnages et le côté ecclectique du film. Willie, la baleine presque oubliée des campagnes américaines, est désormais l'élément central de l'affiche, aux côtés de la clarinette de Benny Goodman et des ados de All the Cats join it. Chose surprenante, l'affiche belge ne mentionne aucunement les chanteurs français qui ont contribué au film.
La RKO accompagna la sortie belge d'un synopsis.
Ce document de 4 pages, d'une grande rareté aujourd'hui, donne notamment des conseils aux exploitants. Il insiste notamment sur la mise en avant de la technique du Technicolor. Par ailleurs, chose plutôt étrange, le fascicule fait la promotion de Pierre et le loup, non pas en mettant en avant le petit garçon, mais la canne Sonia, assimilée à un "lointain parent de Donald" !... Il ajoute que la canne a d'ailleurs un brillant avenir dans l'animation... Etrange...
- Ex-Yougoslavie :
- Suède :Spil for Mig !
- Portugal : Musica Maestro !
- Italie :Musica Maestro
Lors de sa sortie américaine, en plus des affiches et des photos d'exploitations, des photos des artistes ont également été proposées, en particulier dans les magazines.
Sterling Holloway, déguisé en Russe, et lisant un exemplaire de Pierre et le Loup.
Jerry Colonna, NelsonEddy et WaltDisney, devant (et derrière !) le storyboard de La Baleine qui voulait chanter au MET.
AndyRussell, WaltDisney et DinahShore.
Magazine Disneyland, 1972
L'insuccès de La Boîte à Musique incita les studios Disney à ne jamais ressortir le film sous son format initial. Cependant, les différents morceaux connurent cependant une petite carrière. Certains furent regroupés avec des séquences de Mélodie Cocktail, dans un nouveau film composite, intitulé Music Land.
Dans Music Land, on retrouvait en effet les séquences All the Cats Join it, After You've Gone, Johnny Fedora & Alice Bluebonnet, et Casey at the Bat, mêlés à des extraits de Mélodie Cocktail.
La séquence inspirée dePierre et le Loup connut également une autre carrière, en particulier une carrière vidéo, pour laquelle un nouveau visuel fut créé.
Et pour finir, une photographie de la devanture d'un cinéma distribuant le film en 1946.
PS : Merci à Chrisis pour l'affiche française du film ! Merci !
Beaucoup se diront... encore un blog sur Disney... Un au milieu de centaines d'autres... Qui ne propose rien de nouveau.
Et bien, détrompez-vous. En effet, le contenu ne sera pas inédit du tout. Ce qui est "nouveau", c'est l'approche du site. Je propose en effet de référencer les différents documents publicitaires édités à chaque sortie d'un Film de Walt Disney. Il s'agit de donner une liste des affiches provenant du monde entier, ainsi que des autres matériels publicitaires édités afin de faire la promotion des dessins animés et des films live de Walt Disney. J'y rajouterai également les couvertures des magazines publiées au moment de la sortie de telle ou telle production.
Ce site n'a aucune prétention. Il ne prétend pas être exhaustif, mais seulement de donner un aperçu des différentes campagnes de publicité lancées par Disney pour ses dessins animés et ses films.
Ce blog est dédié à l'ensemble des forumeurs de Disney Central Plaza, qui m'ont convaincu de créer un site référençant les affiches des films de Walt Disney, alors qu'à l'origine, je ne souhaitais que les lister dans un des nombreux sujets du forum. Je pense particulièrement à Dash, que je connais peu, mais avec qui j'ai grand plaisir à discuter. Je pense également aux grands fans, dont la qualité des sites n'est plus à démontrer : Cobain, Zuzu, Timon Timauvais, Lucky, Tibo, Olikos, et tous ceux que j'oublie. Merci aussi à Chrisis2001, qui m'a donné envie d'explorer le monde des affiches des films de Walt Disney.
J'espère que ce travail plaira aux fans de Disney.
Un nouveau-né et son chien en peluche voyagent dans un rêve où les objets s'animent...
38ème court-métrage de la série des Silly Symphonies, inspiré de l'oeuvre d'Eugène Field, Au Pays de la Berceuse (Lullaby Land) est un film de Wilfred Jackson. Il est sorti aux Etats-Unis le 19 août 1933.