02 juillet 2009
Les dernières mises à jour


La Gnome-Mobile
Dans une majestueuse forêt du Nord de la Californie, un vieux millionnaire excentrique, D.J. Mulrooney (Walter Brennan), et ses deux petits enfants Elizabeth et Rodney (Karen Dotrice et Matthew Garber) croise un jour le chemin de Jasper (Tom Lowell) et Knobby (Walter Brennan), deux gnomes persuadés d'être les derniers de leur espèce. A bord de la Rolls-Royce de Mulrooney, ils partent à la recherche des autres petits êtres. Commence alors pour les humains comme pour les gnomes une aventures pleine de rebondissements...
Réalisé par Robert Stevenson, le metteur en scène de Mary Poppins, Un Amour de Coccinelle, Les Enfants du Capitaine Grant ou encore de L'Apprentie Sorcière, La Gnome-Mobile (The Gnome-Mobile) est l'un des derniers films produits du vivant de Walt Disney. Il rassemble l'acteur Walter Brennan, ainsi que les deux enfants vedettes de Mary Poppins, Karen Dotrice et Matthew Garber, pour lequel c'est le troisième et dernier film. A noter que la bande originale est l'oeuvre des frères Sherman, également crédités au générique de Mary Poppins.
La Gnome-Mobile est sorti dans les salles américaines le 12 juillet 1967.
Plusieurs affiches furent créées pour la promotion du film, chacune avec un aspect crayonné. Le premier visuel reprend l'image devenue emblématique de la Rolls-Royce jaune, lancée à toute allure au coeur de la forêt, avec à son bord Mulrooney, ses enfants, et les gnomes. La Seconde affiche reprend ce même visuel en petit, donnant la part belle à un autre dessin, cette fois représentant les personnages joués par Walter Brennan, à savoir Mulrooney et le gnome Knobby, l'un, amusé, pointant l'autre, énervé, sous le regard souriant des enfants. On retrouve la voiture de luxe sur la troisième affiche, avec l'ajout d'images du film. A noter les slogans. Le film est vendu comme le plus drôle de l'année, provoquant un rire toutes les minutes, et narrant la "grande" histoire de très "petits" personnages !
La Gnome-Mobile est ressorti aux Etats-Unis en 1976.
Les visuels des affiches sont identiques à ceux de la première sortie. La seule indication permettant de dire qu'il s'agit d'une nouvelle sortie est la mention "re-released by Buena Vista Distribution".
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- Affiche espagnole :
- Grande-Bretagne :
- Japon (8 mars 1969) :
- Ex-Yougoslavie :
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- Photos d'exploitation, Etats-Unis :
- Synopsis, Japon :
- Programme, Ex-Yougoslavie :
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01 juillet 2009
Tarzan

Créé en 1912 par Edgar Rice Burroughs, le personnage de Tarzan est devenu avec le temps l'une des légendes du cinéma, avec plus de 30 films reprenant ses aventures dans la jungle. Et au milieu des années 1990, les studios Disney mettent en chantier leur propre version de l'histoire de "l'homme singe" dans ce qui est leur 37ème grand classique.
Réalisé par Kevin Lima et Chris Buck, le film s'ouvre sur le naufrage d'un voilier au large des côtes africaines. Seule une famille parvient à survivre à la catastrophe... Mais une fois sur la terre ferme, le danger est partout... Et seul le bébé échappe aux griffes de la panthère Sabor, sauvé in-extremis par une maman gorille, Kala, qui décide de l'adopter et de lui donner le nom de Tarzan. Intégré au sein du clan dirigé par Kerchak, l'enfant apprend auprès de ses amis, la gorille Tok et l'éléphant Tantor, les rudiments de la jungle. Mais sa vie est bouleversée lorsque des explorateurs européens, menés par le chasseur Clayton, débarquent dans la région. Il découvre alors qu'il n'est pas un gorille, mais un humain, et qu'il existe d'autres représentants de son espèce. Tombé sous le charme de la belle Jane, il doit alors choisir à quelle famille il appartient : celle des gorilles ou celle des humains...
Tarzan est sorti dans les salles américaines le 18 juin 1999.
La première affiche du film fut publiée plusieurs mois avant la sortie du film. Clairement, elle annonce le film pour une sortie en 1999, sans préciser pour autant une date précise. Elle plonge le spectateur au coeur de la jungle profonde, où on découvre, au loin le personnage central, Tarzan, une lance à la main. Rien ne filtre de l'histoire... Mais en même temps, qui ne connait pas l'histoire de l'homme-singe, élevé par des gorilles ? Inutile alors de s'apesantir sur ces éléments de scénario. L'affiche ne donne que l'atmosphère du film, connue et pourtant très mystérieuse. C'est typiquement le genre d'affiche pleine de poésie et de mystère que les studios Disney affectionnaient à l'époque. En effet, on retrouve cette même envie de ne pas trop en montrer sur certaines affiches de Dinosaure, Atlantide l'empire perdu ou La Planète au Trésor. Chacune reprend en effet une image très vague, avec seulement un personnage ou un symbole, assez vague ou éloigné, qui pose l'ambiance de ces films.
Une autre préaffiche fut également créée. Elle aussi place le film en 1999, sans donner une date plus précise. Et à nouveau, un visuel plein de mystère et de poésie. Une image superbe, en somme. Un crayonné de l'animateur en chef du personnage, Glen Keane, représentant le héros de l'histoire, Tarzan, fixant le spectateur. Un slogan apparaît : "An immortal Legend, as you've only imagined", indiquant clairement que le personnage est cette "légende immortelle" que chacun connaît. A noter cette effet de vieux papier, plié, décoloré, usé, qui semble placer l'histoire dans des temps assez éloignés de nous. Le même effet de papier abimé était aussi rendu sur l'affiche précédente.
L'affiche principale du film est beaucoup moins obscures que ses prédécesseurs. Son visuel fut également utilisé sur trois affiches différentes, indiquant (ou pas) la date de sortie. En effet, cette fois, les personnages principaux sont plus nombreux. Tarzan, bien sûr, qui semble traverser le dessin, comme s'il passait d'une liane à une autre. Mais également Jane Porter, sa célèbre Jane, dont le simple nom qui donna au cinéma l'une de ses répliques les plus célèbres ! Et puis Tantor et Tok, les deux amis de l'homme-singe. Enfin, la scène de la destruction maladroite du camp par les gorilles complète ce visuel. A noter, encore une fois, un effet vieilli donné par cet aspect de vieux papier, et cet aspect de crayonné, comme coloré avec de la véritable peinture, et patiné par le temps.
Distribué par Gaumont Buena Vista International, Tarzan est sorti dans les salles françaises le 24 novembre 1999.
Le visuel est celui d'une des préaffiches américaines, qui place Tarzan au coeur de la jungle.
Deux autres affiches furent également utilisées. L'une reprenait un visuel de Sabor, la panthère, et l'autre un visuel de Tantor et Tok (ci-dessous).
Toujours en France, le film fut également présenté pendant tout l'été 2000.
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- Affiche "internationale" :
- Pays d'Amérique du Sud (juillet 1999) :
- Australie (9 septembre 1999) :
- Grande-Bretagne (22 octobre 1999) :
- Hong Kong (10 juillet 1999) :
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- Dossier de presse, Etats-Unis :
- Photos d'exploitation, Etats-Unis :
- Clichés pour la presse, Etats-Unis :
- PLV, Etats-Unis :
- Dossier de presse, France :
- Dossier de presse, Japon :
- Photo d'exploitation, Allemagne :
- Publicités, Etats-Unis :
- PLV Sortie vidéo, France, 2005 :
- Catalogue Sotheby's, Etats-Unis :
- Rapport annuel de la Walt Disney Company, Etats-Unis, 1999 :
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Les réalisateurs Kevin Lima et Chris Buck
Les superviseurs de l'animation : Glen Keane (Tarzan), Ken Duncan (Jane), Bruce Smith (Kerchak), Mike Surrey (Tok), Randy Haycock (Clayton) et Dave Burgess (Porter)
Le casting du film : Tony Goldwyn (Tarzan), Minnie Driver (Jane), Glen Close (Kala), Lance Henriksen (Kerchark), Rosie O'Donnel (Tok), Wayne Knight (Tantor), Brian Blessed (Clayton), Nigel Hawthorne (Archimède Porter).
Phil Collins, parolier et interprète des chansons du film.

Hiawatha le Petit Indien

Court-métrage de la série des Silly Symphonies réalisé par Dave Hand, le superviseur de Blanche Neige et les Sept Nains, Hiawatha le Petit Indien (Little Hiawaha) s'inspire d'un poème d'Henry Wadsworth Longfellow, intitulé Le Chant de Hiawatha (The Song of Hiawatha) et publié en 1855.
Le film met en scène Hiawatha, un petit garçon indien qui se veut rempli de courage et qui se lance dans une partie de chasse. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que l'enfant est loin d'être doué. Il ne parvient pas, en effet, à chasser une sauterelle trop "bondissante", pas plus qu'un petit lapin, trop mignon pour que le gamin trouve le courage de lui décocher une flèche... Finalement, il se lance à la poursuite d'un petit ourson, mais se retrouve bien vite confronté à sa mère, une ourse gigantesque et terrifiante...
Hiawatha le Petit Indien est sorti dans les salles américaines le 15 mai 1937.
Une affiche simple, qui reprend les images du petit indien, avec derrière lui, le fameux ourson qu'il cherche à attraper. L'esprit du film est assez bien cerné sur ce visuel. En effet, la personnalité du petit peau rouge ressort bien : sa petite taille renforcée par une culotte et une plume bien trop grandes, son arc, qui semble trembler, montre la maladresse du chasseur, et son petit regard surpris à la vue de l'ours. Chose "amusante", l'ourson ressemble quelque peu à Mickey, avec sa tête et ses oreilles bien rondes. A noter que le film est présenté par Mickey Mouse, devenu une véritable vedette et un gage de qualité. A noter aussi que le titre sur l'affiche originale est "Hiawatha". Il n'est donc pas encore "question" de "Little" dans l'intitulé. Enfin, on remarque que le film est distribué par la société United Artists Picture. En effet, à l'époque c'est la société créée en 1919 par D.W. Griffith, Mary Pickford, Douglas Fairbanks et Charles Chaplin et à laquelle Disney était l'un des "producing partners", c'est-à-dire un associé. A l'époque de la sortie de Hiawatha le Petit Indien, le partenariat entre Disney et la United Artists touchait à sa fin, le créateur de Mickey se tournant alors vers la RKO.
Hiawatha le Petit Indien est à plusieurs reprises, et partout dans le monde, ressorti au sein de compilations.
L'affiche ci-dessus présente une compilation sortie en Argentine dans les années 1940. Hiawatha y est présenté aux côtés des Trois Petits Cochons, Vacances Hawaiennes, Les Alpinistes, Cabaret de Nuit, Nettoyeurs de Pendules et semble-t-il le grand classique Saludos Amigos.
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Comics de décembre 1952
Comics de 1955.

30 juin 2009
Les Revenants solitaires

A l'instar de Nettoyeurs de Pendules, sorti la même année, Les Revenants Solitaires (Lonesome Ghosts) rassemble le trio formé par Mickey, Donald et Dingo. Cette fois, les trois compères sont des chasseurs de fantômes. Ils sont un jour appelés par une bande de spectres désireux de s'amuser un peu. Mickey, Donald et Dingo se retrouvent alors au coeur d'une demeure hantée, aux prises avec les revenants solitaires...
Réalisé par Burt Gillett, Les Revenants solitaires est sorti dans les salles américaines le 24 décembre 1937, sous l'égide de la RKO Pictures.
L'affiche de la première sortie reprend bien l'esprit du film. On découvre en effet les trois héros, Mickey, Donald et Dingo, cherchant les fameux revenants solitaires, sans s'apercevoir que ces-derniers se jouent d'eux. On remarque que le film est vendu comme un court-métrage de Mickey Mouse, dont le nom apparaît avec des lettres plus grosses que le titre même. Cela s'explique par le fait que Dingo ne possède pas encore sa propre série de dessins animés. Quant à Donald, même s'il possède sa propre série depuis 1936, sa célébrité n'égale pas encore celle de la souris.
Les Revenants Solitaires est ressorti dans les salles américaines en 1949.
Une affiche totalement différente cette fois. On retrouve nos trois héros, qui ont l'air bien plus sûr d'eux, et l'un des fantômes, au centre, qui semble moins moqueur que sur le premier visuel. Du coup, l'esprit du film s'en trouve déformé. Dommage... A noter que cette fois, le nom de Mickey n'est plus le seul à apparaître. Il est associé à ceux de Dingo et Donald, désormais de véritables vedettes, au même titre (voir même plus) que la souris.
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La photo d'exploitation ci-dessus appartient à une compilation italienne intitulée "Buon Compleanno Topolino", et sortie dans les salles de cinéma en 1978, l'occasion des 50 ans de Mickey.

29 juin 2009
Steamboat Willie

Lorsqu'en février 1928, Walt Disney perd les droits de son personnage d'Oswald, ainsi que la majorité de ses animateurs, partis rejoindre Charles Mintz et Universal pour poursuivre leur travail sur la série du lapin chanceux, il imagine avec son complice de travail Ub Iwerks un nouveau personnage finalement, à qui il donne les traits d'une souris : Mortimer Mouse. Sur une idée de sa femme Lillian, Mortimer devient bien vite Mickey Mouse.
Avec ce nouveau petit héros, Disney lance alors la production d'une nouvelle série, sensée commencer avec les sorties successives de The Plane Crazy et The Gallopin' Gaucho. Refoulé par les distributeurs, qui refusent de commercialiser les courts-métrages, Disney lance alors la production d'un nouveau film, Willie le Bateau à Vapeur (Steamboat Willie). Le film raconte les aventures d'un marin joué par Mickey et qui transporte des animaux à bord d'un navire commandé par Pat Hibulaire. Il embarque également la belle Minnie, dont les charmes ne laissent pas la souris indifférente. Il improvise alors un concert avec la belle, rythmé par la musique et les cris des animaux...
Steamboat Willie est encore un court-métrage en noir et blanc avec Mickey, bien entendu, mais celui-ci est différent : pour la première fois, un dessin animé possède une bande sonore intégrée. La "Révolution" Disney est en marche, et le film remporte un immense succès !
Steamboat Willie est joué pour la première fois le 18 novembre 1928, au Colony Theater de New York. La date est aujourd'hui retenue comme celle de la naissance de Mickey Mouse.
L'affiche du film reprend l'une des images les plus connues et les plus utilisées de Mickey Mouse. Devenue aujourd'hui l'emblème du département animation des studios Disney, elle représente la souris manoeuvrant la barre du navire de Pat, avec ses célèbres culottes à bouton et sa casquette de marin.
Une chose à noter, cette affiche n'est probablement pas un visuel de 1928, mais bien une affiche créée bien plus tard. Déjà, elle est en couleur. Et surtout, il n'est pas certain que des affiches étaient alors créées pour des courts-métrages indépendants, noyés dans une programmation comptant plusieurs films.
Une autre affiche existe, elle non plus certainement pas d'époque. Le visuel est identique. Seules changent quelques couleurs : le jaune du fond, les boutons passant du jaune au blanc et la casquette qui passe de bleu à vert.
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- Portugal :
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Journal de Mickey N°1388, 1979
Magazine Cartoon Quaterly N°1, 1988
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Ub Iwerks, l'un des créateurs, avec Walt Disney, de Mickey Mouse, et surtout son premier animateur.
Walt Disney et Ub Iwerks.
Debout : Les Clark et Ben Sharpsteen ; à genoux : Merle Gilson, Ub Iwerks et Johnny Cannon.
Debout : Jack King, Ub Iwerks, Walt Disney, Carl Stalling, Burt Gillett ; A genoux : Ben Sharpsteen, Dick Lundy, Merle Gibson et Norman Ferguson.
Debout : Johnny Cannon, Wilfred Jackson, Les Clark et Jack Cutting ; A genoux : Ub Iwerks, Walt Disney et Carl Stalling
Carl Stalling et Ub Iwerks (assis), ainsi que Wilfred Jackson, Ben Sharpsteen, Burt Gillett, Les Clark, Walt Disney, Johnny Cannon, et Jack King.
Carl Stalling, au piano, entouré de Johnny Cannon, Walt Disney, Burt Gillett, Ub Iwerks, Wilfred Jackson, Les Clark, Jack King (assis) et Ben Sharpsteen (assis).
Walt Disney, Carl Stalling, Ben Sharpsteen, Ub Iwerks, Les Clark, Burt Gillett, Johnny Cannon, Wilfred Jackson et Jack King (debout)
Dick Lundy, Norman Ferguson, Jack King, Burt Gillett, Merle Gibson et Ben Sharpsteen.
Debout : Burt Gillett, ? , ? , ? , ? , ? , Hazel Sewell, ? , Constance Berry, ? , ? , Chuck Couch, Norman Ferguson, Bill Cottrell
A genoux : Les Clark, Carl Stalling, Jack Cutting, Dick Lundy, Floyd Gottfredson, Carlos Manriquez, Walt Disney, Charles Byrne, Ben Sharpsteen, Win Smith, Ub Iwerks, Johnny Cannon et Wilfred Jackson.
Debout : Les Clark, Jack King, Ben Sharpsteen, Jack Cutting, Burt Gillett, Ub Iwerks, Win Smith, Wilfred Jackson, Bill Cottrell, Floyd Gottfredson.
A genoux : Dick Lundy, Charles Byrne, Carlos Manriquez, Norman Ferguson, Merle Gilson, Chuck Couch, Carl Stalling, Johnny Cannon et Walt Disney.
Walt Disney et son frère Roy, posant devant l'Oscar décerné pour la création de Mickey Mouse.
Une photo plus récente, datant des années 50, où Walt prend la pose en dessinateur de Steamboat Willie.

27 juin 2009
Le Petit Oiseau va Sortir

Blasé, Dingo décide de se choisir un nouvel hobby. Et quoi de mieux que la photograhie, pratiquée au coeur de la vie sauvage ?! Et quoi de mieux à photographier qu'un ours ?! Mais le problème, c'est qu'il fait encore que l'ours accepte d'être pris... Et lorsque le flash de l'appareil de Dingo, qui fonctionne avec de la poudre, se met à exploser, le plantigrade s'énerve rapidement, et prend en chasse notre vedette...
Réalisé par Jack Kinney, Le Petit Oiseau va Sortir (Hold that Pose) est sorti dans les salles américaines le 3 novembre 1950. La distribution est assurée par la RKO Pictures.

Une belle affiche, construite un peu sur le même modèle que celles de la série des "How to", comme Dingo Détective ou How to Sleep, avec son absence de décor, sa toile de fond composée d'une couleur bien voyante, et un visuel simple, avec une image présente dans une sorte de "bulle". Ici, on retrouve bien entendu Dingo, avec son vieil appareil photo, dont le flash, puissant, éclaire le sujet phoographié. Et dans sa main gauche, on retrouve le fameux petit oiseau, qui donne son titre au film en Français. A noter que l'affiche reprend clairement un des gags du film. Celui se situe au moment où Dingo se trouve dans la grotte de l'ours. Dans l'obscurité totale, il continue à prendre des photos et le flash éclaire ponctuellement l'endroit. Et pendant un très court laps de temps, le flash éclaire la famille des trois ours mangeant de la soupe, tout droit empruntés au conte Boucle d'or et les trois ours ! Bien évidemment, ces ours n'ont rien à faire là, mais le gag fonctionne très bien sur cette incohérence et ce petit clin d'oeil très amusant.
Le Petit Oiseau va Sortir est quelques fois ressorti au cinéma, au sein de compilations, que ce soit aux Etats-Unis ou en France.
L'affiche ci-dessus présente la compilation Si Disney m'était compté, sortie en France le 23 août 1973, pour les 50 ans des Walt Disney Productions, créées en 1923. Elle incluait de nombreux courts-métrages : Pour être un bon Marin, Scouts Marins, Donald Amoureux, Trois Mousquetaires aveugles, Attention au Lion, Morris le petit Elan, Pluto le Chat et la Dinde, Le Petit Oiseau va Sortir, Pluto chien berger, Bonne nuit Donald, Pluto n'aime pas les Chats et Vacances Hawaiennes.
La compilation est ressortie en France en 1979.
Le programme était le même. Une nouvelle affiche fut toutefois créée.

Ferdinand le Taureau

Réalisé par Dick Richard et Ford Beebe, Ferdinand le Taureau (Ferdinand the Bull) est le premier court-métrage "spécial" des studios Disney, c'est-à-dire un film "indépendant" n'appartenant à aucune série particulière.
Inspiré de l'oeuvre de Munro Leaf publiée en 1936, il raconte l'histoire de Ferdinand, énorme taureau de trois ans qui, depuis sa plus tendre enfance, passe sont temps à se laisser vivre et à respirer le doux parfum des fleurs. Repéré par des sélectionneurs de taureau pour la corrida, il se retrouve un jour au coeur de l'arène, et doit faire face au plus acclamé des toréadors...
Ferdinand le Taureau est sorti dans les salles américaines le 25 novembre 1938. Il est alors distribué par la RKO Pictures. Il fut couronné de l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation.

Une affiche sans grande surprise, diront certains. Il est vrai que l'illustration est loin d'être originale. Elle reprend "simplement" une image du personnage principal, le taureau Ferdinand, sans aucun décor. Le fond est seulement une sorte de tapisserie rouge/rose fleurie. Mais là où l'affiche est bien inspirée, c'est qu'en fait, ce design qui paraît simpliste est tout simplement le design de la couverture du livre écrit par Munro Leaf, et qui inspira les artistes de Disney. En effet, avec sensiblement les mêmes couleurs, on retrouve le taureau Ferdinand en train de respirer le doux parfum d'une fleur, et on retrouve pour toile de fond rouge orné de fleurs blanches. A noter que la police d'écriture du titre de l'affiche est une reprise de celle du livre. Une énorme différence cependant, le design du taureau. Les dessinateurs des studios Disney s'éloignèrent quelque peu, et c'est le moins que l'on puisse dire, des illustrations originales de Robert Lawson. On passe ainsi d'un style épuré, à l'encre, au style rondouillard typique des premiers films de Disney.
En France, Ferdinand le Taureau est sorti plusieurs fois dans les salles de cinéma, à l'intérieur de compilations regroupant 11, puis 9 Chefs-d'Oeuvres de Walt Disney couronnés aux Oscars, dont les courts-métrages animés Fleurs et Arbres, Le Cousin de Campagne, Les Trois Petits Cochons, Le Vieux Moulin ou encore Le Lièvre et la Tortue, ainsi que deux documentaires de la série True-Life Adventures, L'Île aux Phoques et Oiseaux Aquatiques.
La première compilation est sortie dans les salles françaises le 27 juin 1967 (affiche rose), la seconde, amputée des deux documentaires L'Île aux Phoques et Oiseaux Aquatiques, a été distribuée le 18 août 1976 (affiche noire), puis le 21 août 1985 (affiche bleue).
Le même genre de compilation est également sorti en Argentine (1941) ou encore en Belgique...
... Ainsi qu'au Mexique.
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25 juin 2009
Le Livre de la Jungle

S'il y a un film des studios Disney qui possède un caractère particulier, c'est Le Livre de la Jungle (Jungle Book). Adapté de l'oeuvre de Rudyard Kipling, il est en effet le dernier film sur lequel Walt Disney s'impliqua réellement, avant son décès, survenu le 15 décembre 1966, quelques semaines avant la fin de la production.
Réalisé par Wolfgang Reitherman, le film raconte évidemment l'histoire du "Petit d'Homme", Mowgli, retrouvé au coeur de la jungle par la panthère noire Bagheera, alors même qu'il n'est encore qu'un bébé. Confié à une famille de loups, le garçon est élevé au coeur de la vie sauvage. Dix années passent, et un grand danger se profile... Le cruel tigre mangeur d'Hommes Shere Khan terrorise de nouveaux la jungle asiatique... Bagheera se voit alors confier la mission de rendre Mowgli à l'univers qui est le sien, et de l'amener au village des Hommes le plus proche. Commence alors pour les deux amis une incroyable aventure en pleine forêt, au cours de laquelle ils rencontreront tout un tas d'habitants hauts en couleurs, de l'ours débonaire Baloo au "rythmique" Roi Louie, en passant par l'intraitable Colonel Hathi et l'hypnotique serpent Kaa...
19ème classique de Disney, Le Livre de la Jungle est sorti dans les salles américaines le 18 octobre 1967.
Plusieurs affiches furent éditées lors de la sortie du film. La principale d'entre elles présente les principaux héros, plongés au coeur d'un décor de jungle. On y découvre en effet Mowgli, Baloo et Louie dansant frénétiquement sous le regard amusé de Bagheera, avec en arrière plan, le pointilleux Hathi inspectant la trompe d'une de ses recrues, et les deux vilains de service, Shere Khan et Kaa. Le style de l'affiche peut paraître simpliste, et il n'est peut-être, finalement, mais on remarque un effort de stylisation qui, pour le coup, ne ressemble pas du tout à celui du film. Cela peut d'ailleurs en déconcerter plus d'un. Les feuilles d'une grande simplicité, les bambous et autres herbes également simplifiés à l'extrême. Même les personnages sont différents, avec des couleurs et des lignes assez rectilignes assez étranges et déconnectées de l'aspect général du classique.
Deux autres affiches sont à l'inverse, plus en adéquation avec l'apparence graphique du film. On y retrouve Baloo, Mowgli et Louie en train de danser. Les autres personnages ont disparu de la scène. On ne les retrouve que dans des sortes de cartouches indépendants. A noter une chose intéressante pour ces affiches, c'est la présence des noms des différents acteurs qui prêtent leur voix aux personnages vedettes. C'est en effet la première fois que les studios Disney mettent en avant les doubleurs. Auparavant, leurs noms n'apparaissaient pas ou très rarement sur les documents publicitaires. Dans le générique même du film, pour la première fois, les personnages sont clairement associés à leurs interprêtes. Ainsi, on découvre les noms de Sebastian Cabot (Bagherra), Phil Harris (Baloo), Louis Prima (Louie), George Sanders (Shere Khan) et Sterling Holloway (Kaa).
Le Livre de la Jungle fut parfois diffusé en salles en même temps qu'une autre production du moment des studios Disney, la fiction "documentaire" Charlie le Cougar (Charlie, the Lonesome Cougar), également sortie le 18 octobre 1967. Des affiches mêlent donc les deux films, en mettant cependant davantage en vedette le classique de l'animation.
Le Livre de la Jungle est ressorti dans les salles américaines à plusieurs reprises, la première fois le 9 juin 1978.
Une approche totalement différente sur cette nouvelle campagne d'affichage. En effet, "exit" le style simpliste des premières affiches, "exit" également la galerie de personnages, "exit" enfin les scènes de danses. Cette fois, on semble davantage découvrir le calme et le mystère de la jungle que l'extravagance des personnages. On retrouve alors Mowgli et Baloo flottant au rythme du fleuve, sous le regard non pas enjoué, mais bien sérieux de Bagheera. Les autres personnages ne sont présents qu'autour du titre. A noter que le nom des acteurs est à nouveau clairement mentionné. A noter également le slogan, qui invite le public à rencontrer Mowgli, le "petit d'Homme", que Baloo aimerait changer en ours, et que Shere Khan aimerait changer en délicieux dîner !
Nouvelle décennie, nouvelle sortie. Le Livre de la Jungle revient dans les cinémas américains le 27 juillet 1984.
Et on revient à un affichage centré sur l'ambiance déjantée de cette jungle asiatique peuplée de personnages tous plus marquants les uns que les autres. On découvre ainsi Baloo et Louie, qui portent le trône sur lequel Mowgli est assis, aux côtés de Bagheera et de Shere Khan, sous le regard de Kaa. On remarque que pour la première fois, le personnage féminin, Shanti, est présente sur une affiche du film. L'affiche est jolie et le décor est une belle aquarelle. Mais que dire de ces personnages et de leur aspect graphique... Aucun ne ressemble à ce qu'il est dans le film. On croirait une pochette de DVD râtée, comme celles qui innondent les bacs depuis quelques années... Ce Shere Khan, grand sourire, qui se tient à côté de Mowgli... A croire qu'il ne souhaite plus le becter ! ... Dommage.
1990. Dernière sortie américaine du film, le 13 juillet 1990.
Jolie affiche, encore une fois, dans la veine des documents de l'époque, avec la mention "Walt Disney's Classic" en haut. Et à nouveau, une jungle frapadingue, avec un Baloo sautant en l'air, Mowgli sur ses épaules, et s'agrippant à un Kaa désespéré. Par contre, plus de Shere Khan, de Bagheera et de Hathi, seul Louie reste en place, et un vautour fait son apparition. Plus de nom d'acteurs non plus. Autre temps, autres moeurs. Les interprètes sont devenus d'obscures vedettes des années 50-60 que peu de gens connaissent aujourd'hui...
Trois sorties relevées en France. La première date du 11 décembre 1968, plus d'un an après la sortie américaine.
L'affiche présente comme aux Etas-Unis les principaux personnages du films, hormis Hathi. Quoi dire, sauf que les personnages sont plus ou moins ressemblant, et que l'atmosphère de la jungle n'est rendue que par un décor sommaire, qui garde l'avantage de centrer le regard sur le titre et les personnages.
La deuxième sortie semble dater de 1988.
Une affiche assez semblable en termes de composition. On retrouve grosso-modo les mêmes personnages. Baloo et Mowgli sont toujours mis en valeur. On retrouve aussi le même problème de ressemblance de certains personnages par rapport à ce qu'ils sont dans le film.
Enfin, Le Livre de la Jungle est ressorti en France le 31 mars 1993.
Une affiche assez semblable à l'américaine de la même époque. On retrouve Baloo accroché à la queue de Kaa, avec Mowgli sur ses épaules, Louie en bas à droite, se baissant pour éviter l'ours virevoltant. Seul ajout, le Colonel Hathi et son fils, qui n'étaient pas présent sur l'affiche américaine de 1990, ainsi que Bagheera, regardant la scène, allongée sur une branche.
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- Allemagne (13 décembre 1968 ; 25 mars 1993) : Das Dschungel Buch
- Argentine (7 décembre 1967) : El Libro de la Selva
- Australie (19 décembre 1968 ; 28 août 1980 ; 23 août 1986)
- Brésil (10 décembre 1967) : Mowgli O Menino Lobo
- Espagne (1ère sortie le 16 décembre 1968) : El Libro de la Selva
- Grande-Bretagne (ici, l'affiche de la ressortie du 20 octobre 1983) :
- Italie (ici, l'affiche de la ressortie du 23 décembre 1983) : Il Libro della Giungla
- Suède (9 décembre 1968 ; 11 décembre 1987) : Djungleboken
- Tchécoslovaquie : Kniha Dzungli
- Ex-Yougoslavie : Knjiga o Dzungli
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- Photos d'exploitation, Etats-Unis, 1967 :
- Clichés pour la presse, Etats-Unis, 1967 :
- Dossier de presse, Etats-Unis, 1967 :
- Livret publicitaire "Behind the Scenes", Etats-Unis, 1967 :
- Photos d'exploitation, France :
- Clichés pour la presse, Etats-Unis, 1978 :
- Dossier de presse, Etats-Unis, 1978 :
- Photos d'exploitation, Etats-Unis, 1984 :
- Promocard, Etats-Unis, 1984 :
- Dossier de presse, France, 1988 :
- Dossier de presse, Etats-Unis, 1990 :
- Clichés pour la presse, Etats-Unis, 1990 :
- Photos d'exploitation, France, 1993 :
- Dossier de presse, France, 1993 :
- Photos d'exploitation, Mexique :
- Programme, ex-Yougoslavie :
- Affiches sorties vidéo, Etats-Unis / France :
- Publicités diverses :
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Journaux de Mickey N° 858 et 860 des 24 novembre et 8 décembre 1968 (couvertures de René Guillaume)
TéléMagazine N°2317 du 1er au 7 avril 2000
Magazine Empire N°231novembre 2008
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18 juin 2009
Morris, le Petit Elan

Narrée par Pépé le grillon, vieil insecte qui apparaît dans plusieurs courts-métrages de Disney à partir de la fin des années 1940, Morris, le Petit Elan (Morris, the Midget Moose) est l'histoire d'un petit cervidé de quatre ans pas plus grand qu'un lapin. Son seul atout, des bois très normaux. Victime des moqueries de ses congénères, il décide quand même de braver le gros caïd de la horde, nommé Coup de Tonnerre, mais sa tentative est un échec cuisant. C'est alors qu'il rencontre Polo, un élan magnifique, mais avec des bois minuscules. C'est ensemble que les deux élans parviennent à régler leurs problèmes, et surtout à détrôner Coup de Tonnerre et prendre sa place de champion. La moralité de l'histoire : "deux têtes valent mieux qu'une" !
Morris, le Petit Elan est un court-métrage spécial réalisé par Charles A. Nichols, d'après une histoire de Frank Owen. Il est distribué par la RKO Pictures à partir du 24 novembre 1950.
Une très jolie affiche, aussi belle, sans le moindre doute, que le film lui-même. On y retrouve les principaux personnages de l'histoire : Morris et Polo, tout d'abord, dont l'union permet au premier d'atteindre les branches et les feuilles indispensables à son alimentation. Et au premier plan, comme des spectateurs, on retrouve Pépé le grillon et ses deux "neveux" (?), bien assis sur leur champignon, et qui semblent regarder la scène.
Morris, le Petit Elan est quelques fois ressorti au cinéma, au sein de compilations, que ce soit aux Etats-Unis ou en France.
L'affiche ci-dessus présente la compilation Si Disney m'était compté, sortie en France le 23 août 1973, pour les 50 ans des Walt Disney Productions, créées en 1923. Elle incluait de nombreux courts-métrages : Pour être un bon Marin, Scouts Marins, Donald Amoureux, Trois Mousquetaires aveugles, Attention au Lion, Morris le petit Elan, Pluto le Chat et la Dinde, Le Petit Oiseau va Sortir, Pluto chien berger, Bonne nuit Donald, Pluto n'aime pas les Chats et Vacances Hawaiennes.
La compilation est ressortie en France en 1979.
Le programme était le même. Une nouvelle affiche fut toutefois créée. Et on remarque que Morris y apparaît, comme debout sur le titre.






















































































































































































































































































































































